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Création de mobilier

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Influences FANNYLAURE

 

Une influence n’est pas une évidence, elle s’exprime plus ou moins clairement dans la conception d’un nouvel objet. Il peut s’agir d’une œuvre entrevue dans une exposition, du travail d’un ébéniste ou d’un designer admiré depuis toujours, d’échanges au cours d’un partenariat, d’une période spécifique de l’histoire de l’art, d’un graphisme, d’une ligne… Etre curieux, enrichir sa banque de données personnelle, affiner ses goûts, étudier des œuvres, s’interroger sur ce qui semble pensé avec justesse, tout cela concourt à accroître sa culture générale et, en dehors du simple plaisir que l’on en retire, concourt à trouver l’inspiration et à créer son propre style . Ce que nous apprécions nous imprègne, consciemment ou non.

Vitrail de Frank Lloyd Wright, 1912 – Willow Chair, Charles Rennie Mackintosh, 1904 / fauteuil « Mackin’touch »

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Ce qu’on appellera plus tard l’Ecole de Glasgow, dont l’un des chefs de file est Charles Rennie Mackintosh, propose une interprétation de l’Art Nouveau largement influencé par le mouvement Arts & Crafts ainsi que le fait depuis Chicago un groupement d’architectes dont l’un des membres n’est autre que Frank Lloyd Wright.

La Willow Chair et les vitraux de Frank Lloyd Wright dont j’avais précédemment reproduit un exemplaire en marqueterie m’ont donc influencée dans la création du fauteuil « Mackin’touch ».

 

Meuble d’appui, Jules Leleu, 1925 /  tables papioane

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Reproduire ce meuble c’était approcher l’Art Déco dans ce qu’il a de plus caractéristique, s’imprégner de sa modernité et de son raffinement.

L’aspect général : sobre, élégant et féminin avec sa marqueterie florale.

Les formes : un meuble d’appui légèrement cintré, plaqué de ses pieds octogonaux à la doucine de son chapeau.

Les matériaux nobles : ébène du Gabon, nacre, noyer français, érable.

Le travail du placage effectué une première fois sur ce meuble m’a influencée en particulier pour les tables créées pour l’Institut Français. De la même façon j’ai utilisé le placage de noyer pour qu’il se déploie sur chaque élément pour les lier entre eux.

 

Console de Gio Ponti, 1950 / tables basses « smoking »

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Cette console de Gio Ponti est un meuble extrêmement bien pensé que j’ai eu l’occasion de reproduire à l’identique. Son style épuré est autrement plus intéressant qu’uniquement esthétiquement. Ici nulle quincaillerie, la poignée des tiroirs est dans l’espace laissé au passage de la main derrière la façade de tiroir, les traverses de côtés sont en retrait par rapport aux pieds les rendant ainsi plus présents et créant un motif. Les surfaces planes sont importantes, véritable support pour laisser s’exprimer une couleur ou la beauté du placage.

Ce jeu de formes, le soin apporté au pieds, l’élégance de l’ensemble  m’ont inspirés dans la création des tables smoking et des tables papioane.

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Le tabouret Butt & Roll est une symbiose en forme d’hommage de cette double influence.

 

Table basse coulissante Bernard Vuarnesson – table japonaise au Moma / queues d’aronde amovibles

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Le système de coulisse de la table basse Bernard Vuarnesson est conçue sans quincailleries. Les grains d’orges, technique de menuiserie pour le collage, ont été détournés. D’autre part, au cours d’une visite du Moma j’ai découvert que les japonais utilisaient les queues d’aronde de façon visible pour bloquer l’écartement d’un plateau et non pas simplement comme assemblage des fonds de tiroirs.

De là est née l’idée d’utiliser les queues d’aronde autrement, de les rendre amovibles, qu’elles servent à lier les tables entre elles, sans collage et de façon visible.